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 Les animaux thérapeutes

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kate
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MessageSujet: Les animaux thérapeutes   Dim 19 Fév - 17:48


A Guimerville, en Seine-Maritime, les pensionnaires ne sont pas contraints de se séparer de leurs fidèles compagnons
Ramoneur, le chat, Jessie et Bisou les chiens, Prince l'âne. Tous ont leur place à la maison de retraite associative de Guimerville près de Blangy-sur-Bresle. Cette présence d'animaux de compagnie fait partie d'une démarche globale pour le bien être des personnes âgées.
"Il y a des réactions, c'est la vie !"

Renée, 88 ans a ainsi pu s'installer au Castel Saint Joseph avec sa chienne de 12 ans. La maison de retraite a récemment accueilli un chaton abandonné. Les facéties de Ramoneur jouant avec les décorations de Noël sont restées dans les mémoires. Certains ont ri, d'autres ont froncé le sourcil. Des réactions pleines de vie se félicité Séverine aide médico-psychologique.
Voir les reportages (M. du Mesnil-Adelée, F. Nicolas, P. Derouet, E. Partouche), cliquer sur les vidéos

http://haute-normandie.france3.fr/info/les-animaux-bienvenus-en-maison-de-retraite-72565292.html
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CDMC
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MessageSujet: Re: Les animaux thérapeutes   Dim 19 Fév - 19:23

ceci est une magnifique initiative, couteuse malheureusement... nous avons en france quelques maisons de retraite comme celles ci... mais pas encore abordables pour tous... dèjà que les maisons de retraite normales ne le sont pas trop non plus faut dire... mais c'est une chance pour ces papys mamys ... c'est genial... carc'est aussi une belle chance pour leurs tits amours... merci ma belle pour ce beau partage...
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CDMC
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MessageSujet: Re: Les animaux thérapeutes   Ven 23 Mar - 8:48

encore un autre exemple prouvant le bienfait de ces loulous thérapeutes....

On connaissait l’effet bénéfique d’une présence animale sur les êtres humains. De là à imaginer nos amis les bêtes faire leur entrée dans les hôpitaux français... Pourtant, depuis près de trois ans, la zoothérapie, testée dans certains établissements, permettrait d’améliorer la santé physique et mentale des patients atteints de troubles cognitifs, de la mémoire ou de psychomotricité.

Un thérapeute pas comme les autres a débarqué, il y a six mois, à l’hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon. Réformé de l'école de chiens d'aveugles « parce qu'il avait peur des camions dans la rue », Eliott, un jeune labrador de 3 ans a été accueilli à bras ouverts par l'Unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV) pour assister ergothérapeutes et kinésithérapeutes pendant les exercices de rééducation des patients atteintes d’Alzheimer ou ayant subi un accident vasculaire-cérébrale (AVC).
Contrairement au concept de chiens visiteurs mis en place dans de nombreuses maisons de retraite pour divertir les anciens, cette technique thérapeutique vise à améliorer le langage, la mémoire, l’état dépressif, les problèmes relationnels et/ou la psychomotricité des patients, par la médiation animale. On appelle cela la zoothérapie. « Le plus original et le plus innovant ici, souligne le Professeur Krolak-Salmon, neurologue, médecin-chef et heureux propriétaire du labrador, c'est le travail du chien dans les exercices de rééducation de personnes âgées, après un accident vasculaire cérébral (AVC). ».

« Andrée, 79 ans, a été victime d’un AVC fin 2011, explique Philippe Bonnet, kinésithérapeute du service. A raison de deux ateliers par semaine, Eliott a très vite favorisé l’élargissement de son champ de vision. Ne pouvant plus se repérer dans l’espace, la présence du labrador lui permet de ne plus rester fermée sur elle-même, et de relever la tête. Le regard est le premier sens qui permet l'ouverture vers l'extérieur. Au début, elle se concentre sur l’animal pour le suivre puis ce sera sur l'environnement. Le chien lui sert de repérage visio-spacial. » Ainsi, obéissant aux ordres du thérapeute, Eliott se déplace de gauche à droite pour « ouvrir le champ perceptif visuel » de l'octogénaire qui, appuyée sur sa canne, parvient à mieux de repérer dans l’espace et à faire quelques pas.
Le chien n’est pas le seul animal utilisé en zoothérapie. Le cochon d’Inde, les équidés ou encore les dauphins peuvent eux aussi avoir un rôle de médiateur thérapeutique.


Si la zoothérapie, contrairement aux Etats-Unis, est encore peu répandue en France, les bienfaits thérapeutiques des animaux sur l’Homme sont reconnus depuis des siècles. En 1792, en Angleterre, l’homme d’affaires philanthrope William Tuke fonde le York Retreat. A cette époque les malades mentaux, traités très durement, sont enfermés, enchaînés et battus. En leur proposant de s’occuper d’animaux, il va s’apercevoir que ces psychopathes vont se responsabiliser, développer un lien d’attachement, et reconstruire une estime d’eux-mêmes. Après la première guerre mondiale, les infirmières du Pawling Army Air Force convalescent Hospital de New York utilisaient des chiens comme aide à la thérapie pour les soldats traumatisés. Au 19ème siècle, durant la guerre de Crimée, Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, et pionnière dans l’emploi d'animaux à titre thérapeutique, gardera une tortue à l’hôpital après avoir remarqué que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété. En 1953, c’est Boris Levinson, psychiatre américain, qui va véritablement développer les possibilités de l’animal en thérapie après avoir découvert par hasard l’influence positive de son propre chien sur un jeune patient autiste.
L’enfant emmuré dans son mutisme refusait toute communication avec le monde extérieur. Resté par inadvertance dans le cabinet, son chien s’approche du garçon, le renifle, le lèche. Et là, comme par miracle, l’enfant va, pour la première fois, s’exprimer avec le chien. Il demandera même à revenir pour le revoir. C’est ainsi qu’est né la « Pet Facilitated Psychotherapy » (psychothérapie facilitée par l’animal). D’autres thérapeutes comme Friedmann, Katcher, Lynch ou Thomas vont mettre en évidence les effets de l’animal sur la santé. Par exemple, le simple fait de caresser un animal fait baisser la tension artérielle et permet de diminuer la mortalité chez les sujets cardiaques.

Le Dr Serpell de Cambridge a même démontré que l’animal familier permettait aux patients de vivre plus vieux et en meilleur santé avec, chez les personnes âgées, une diminution des fractures du col du fémur. Phénomène assez récent, les animaux font leur entrée dans certains services hospitaliers. Selon François Beiger, fondateur et directeur général de l’Institut Français de Zoopathie, une trentaine d’hôpitaux en France auraient aujourd’hui adopté cette technique thérapeutique. « Depuis 2009, de plus en plus d’établissement de santé nous envoient des thérapeutes, des infirmiers, des kinés ou encore des psys en formation, explique-t-il. J’en suis ravi de cet engouement mais il ne faut pas qu’il soit uniquement induit par un effet de mode ! Je constate que, depuis deux ans, beaucoup de jeunes gens veulent devenir zoothérapeutes et me contactent pour me demander de les former. Mais attention, ce n’est pas un métier ! Seuls les professionnels du milieu médical déjà familiarisés avec ces types de pathologies peuvent y accéder. ».

Objectif 2013 du Professeur Krolak-Salmon et de son Unité neuro-vasculaire de la personne âgée du CHU de Lyon : établir pour la première fois en France, un programme de travail pour démontrer l’efficacité de la zoothérapie au moyen d’une étude clinique sur deux groupes de patients ayant la même pathologie, l’un aidé du chien, l’autre non. « Pour l’instant, les résultats restent considérés comme plus ou moins subjectifs et abstraits, concède Philippe Bonnet. Alors même si cette rééducation très spécifique ne doit pas se substituer aux autres, cette étude peut offrir à la science une autre ouverture ».

Suite à un AVC, Marie, 77 ans, avait récupéré une bonne partie de sa motricité. Subsistait une hémi-négligence à gauche. « Après plusieurs contacts physiques réguliers avec Eliott, elle est parvenue à reprendre conscience de ce côté gauche et à retrouver progressivement l’utilisation de sa main », raconte Philippe Bonnet, qui s’est occupée d’elle. Si cette expérimentation au sein du CHU de Lyon en est encore « aux balbutiements, on a déjà pu constater que la présence de ce chien était une vraie valeur ajoutée dans le travail de rééducation. Et un énorme facteur de motivation pour les soignants comme pour les patients. ».

http://www.inrees.com/articles/Des-animaux-therapeutes-Eliott-chien-zootherapie/
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MessageSujet: Re: Les animaux thérapeutes   Mar 27 Aoû - 15:27

Connaissez-vous les CHOUETTES DU COEUR ? Voici ce que j'ai découvert après aoir lu cet article super intéressant sur Paris Match de la semaine dernière.

Pour la première fois, une association "Les Chouettes du Coeur" apporte une aide aux handicapés et aux personnes en difficultés sociales grâce aux oiseaux de proie (chouettes, hiboux, buses, faucons)...

Voici l'article de Paris Match du 14/08/2013

UNE CHOUETTE THÉRAPIE

Comme des « psychothérapeutes », ces bêtes soignent la relation à l’autre. Et font même oublier un instant l’isolement ou la souffrance. La zoothérapie, ou médiation animale, met en contact des animaux spécialement dressés et un public fragile – autistes, malades ou handicapés… Pour les personnes âgées, que la démence ou la maladie d’Alzheimer coupe progressivement du monde, les animaux sont des « déclencheurs de souvenirs ». L’association les Chouettes du cœur, en Bourgogne, fait intervenir des oiseaux de proie – chouette effraie, hibou grand duc, faucon pèlerin… Avec des résultats souvent spectaculaires.



C’est une dame élégante, le visage à peine marqué par l’âge, les cheveux blond cendré  soigneusement lissés. D’un geste mécanique, elle plie et déplie sans cesse un mouchoir bleu posé sur ses genoux. Son regard absent, perdu, et le pli inquiet de ses lèvres le confirment : elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Malgré tous les efforts du personnel des Jardins de Cybèle, pimpante maison de retraite de la campagne dijonnaise, elle ne parle plus. Mais quand Mirabelle se pose devant elle, la dame vrille ses yeux gris dans l’iris noir du rapace. Elle approche son visage à quelques centimètres de la tête en forme de cœur de la petite chouette et lui parle doucement : « Bonjour ! Tu es bien mignonne… »

Sur les 66 pensionnaires de la maison de retraite, les trois quarts souffrent de troubles cognitifs. Il y a dix minutes encore, dans la grande salle où ils sont rassemblés, les regards étaient éteints, les têtes dodelinantes et les visages fermés. Mais quand sont arrivés les rapaces de l’association les Chouettes du coeur – Mirabelle et Prunelle, les deux chouettes effraies, puis Bibi, l’imposant hibou grand duc –, c’est comme si l’on avait allumé la lumière. Un vieux monsieur recroquevillé se redresse pour évoquer ses souvenirs de chasseur. Monsieur André, qui ne voulait pas bouger de son fauteuil, se lève et fait le tour de la salle avec Mirabelle sur la tête, sous les applaudissements.

Guidée par Hubert Josselin, le maître de ces drôles de visiteurs, une mamie toute frêle enfile le gant de fauconnier et éclate de rire quand Prunelle survole l’assemblée pour venir se poser sur son poignet. « On ne les reconnaît pas ! » : Leila Souidi, la directrice de l’établissement, est enchantée. Autour des déambulateurs et des fauteuils roulants, les pensionnaires rivalisent de plaisanteries à base de « chouette ». Sur les visages ridés, nulle trace de crainte. Hubert Josselin doit même éconduire une vieille dame un peu trop enthousiaste qui veut « faire un bisou » à Bibi le hibou.

"LES OISEAUX DE PROIE OFFRENT UNE DIMENSION SUPPLÉMENTAIRE: ILS RELÈVENT DU MERVEILLEUX"



Mirabelle, Prunelle et Bibi ne sont pas des oiseaux de proie comme les autres : nés en captivité, ils ont été nourris de jour, pour changer leurs habitudes nocturnes. Depuis quelques années, au sein des Chouettes du cœur, ils « travaillent » auprès d’un public particulier : jeunes autistes, personnes dépendantes. Avec, presque à chaque fois, le même résultat spectaculaire – et jamais aucun incident. Hubert Josselin ne se prétend pas thérapeute. Mais sous prétexte de questions sur le régime alimentaire des chouettes ou sur leur poids, il sollicite la mémoire et les facultés de déduction. Pour porter et faire voler les oiseaux, il incite à se lever, à bouger.

Catherine, sa femme, accompagne, encourage et soutient. Pendant ce temps, le personnel de l’établissement circule entre les pensionnaires pour profiter de ce moment où ils sont « reconnectés ». En contemplant Bibi, le grand duc, une vieille dame se remémore soudain qu’elle a habité en Alsace où elle voyait des cigognes. Une autre évoque son fils, une troisième, ses promenades en forêt. Autant de souvenirs retrouvés qui pourront être utilisés plus tard, pour faciliter le contact et les soins. « Certains se souviennent encore des oiseaux dix jours après, alors qu’ils ont oublié ce qu’ils ont fait le matin même », note la directrice.

Les explications scientifiques de ce drôle de pouvoir des animaux sont encore balbutiantes. Les spécialistes évoquent des pistes : la puissance de la « mémoire émotionnelle », la dernière à disparaître chez les malades d’Alzheimer, le pouvoir de la « communication non verbale »… « Les oiseaux de proie offrent une dimension supplémentaire : ils relèvent du merveilleux », souligne Michel Pacaud, directeur de l’Ehpad de Pierre-de-Bresse, autre établissement bourguignon visité par les Chouettes du coeur.
Depuis quarante ans qu’il travaille avec des personnes âgées, il a remarqué que, « chez celles qui ont complètement “débranché”, les deux seules choses qui provoquent encore une réaction – sourire ou rejet – sont les enfants et les animaux… » Mirabelle, Prunelle, Bibi et Morgan, le faucon pèlerin, sont les stars des Chouettes du coeur. Mais leur maître, Hubert Josselin, 66 ans, regard pétillant et sourire d’enfant espiègle, est lui aussi un oiseau rare. Il a grandi dans une ferme en Picardie et, aussi loin qu’il se souvienne, il a  toujours été fasciné par les oiseaux, qu’il peut contempler pendant des heures : « Ils sont la liberté », dit-il.
A 17 ans, pour se rapprocher du ciel, il est entré au séminaire, mais « en Panhard décapotable, avec mes canaris ». Au fil des années d’études, les hommes de Dieu se révèlent « humains, trop humains » pour Hubert. Mai 68 lui donne des ailes. Il plaque le séminaire, mais ne désespère pas de « donner un sens à [sa] vie ».

"LE GRAND ÂGE ET LE HANDICAP SONT TABOUS, AUTANT LES REGARDER EN FACE"


Hubert part pour les Etats-Unis, s’occupe d’un club hippique dans le Montana. De retour en France, il se lance sans passion, « pour vivre », dans l’élevage de gibier – à plume, évidemment. Entre-temps, il a épousé une fille de l’air, Catherine, hôtesse sur des longs-courriers, qui n’apprécie pas particulièrement les animaux mais est tombée amoureuse d’Hubert « parce qu’il aime les autres », dit-elle en souriant. A la fin des années 1990, Hubert a un « déclic » devant le film « L’envolée sauvage », inspiré par le Canadien Bill Lishman, le premier à avoir volé avec des oies en ULM. A 52 ans, Hubert apprend à couver et à faire de l’ULM.
Adepte des travaux de Konrad Lorenz sur l’imprégnation, il parle aux oeufs et leur fait écouter le bruit du moteur de l’appareil. Catherine s’habitue à le voir découcher pour aller dormir avec ses oies, qui ont leur chambre dans la maison. En 2001, Hubert réalise son « rêve d’Icare » et s’envole avec ses protégées. « En vol, elles venaient parfois me caresser le visage de leurs ailes. J’en pleurais. » En 2003, on fait appel à lui et à ses oies pour le spectacle du Puydu Fou, en Vendée.

C’est là-bas, en assistant au spectacle du fauconnier, qu’Hubert remarque le regard d’un jeune autiste face aux rapaces. Nouveau « déclic ». Il a entendu parler de l’équithérapie, qui met des handicapés au contact des chevaux. Alors, pourquoi ne pas essayer avec des oiseaux de proie ? Hubert se documente, devient fauconnier, puis crée, en 2007, les Chouettes du coeur avec Catherine. Depuis, alors que la plupart de leurs amis « jouent au golf et parlent de golf », le couple de retraités avale 22 000 kilomètres par an dans un véhicule climatisé – Mirabelle, Bibi et les autres n’aiment pas les écarts de température —, de maison de retraite en centre de soins.
Cela ne leur plombe pas le moral, au contraire. « Le grand âge et le handicap sont tabous, autant les regarder en face », dit Catherine. Les Josselin estiment avoir mené une « belle vie », qui leur a donné deux fils dont ils sont très proches : « On a beaucoup reçu, c’est à notre tour de donner », explique Hubert. Enfin, l’ex-séminariste n’a plus à choisir entre la terre et le ciel, entre les hommes et les oiseaux.

A la maison de retraite, la session de « chouette thérapie » est finie. La dame élégante a murmuré un « merci » à Catherine, puis elle a recommencé à plier et déplier son mouchoir bleu. Le regard des pensionnaires s’est éteint, les corps se sont recroquevillés dans les fauteuils. Les Josselin s’attardent pour saluer les uns et les autres, et promettent de revenir. Hubert nourrit encore un rêve : « Je voudrais sauter en chute libre avec mon faucon pèlerin. On sauterait de l’avion ensemble et on descendrait côte à côte, en se regardant. Puis, le plus tard possible, j’ouvrirais mon parachute. »

Interview de Boris Albrecht, directeur de la Fondation A. e t P. Sommer

La fondation Adrienne-et-Pierre-Sommer, créée en 1971 et placée sous l’égide de la Fondation de France, soutient des projets de médiation animale. Un secteur en plein boom : la fondation a reçu 157 demandes pour son appel à projets 2013.

Paris Match.
Zoothérapie ou “médiation animale”, quelle est la différence ?
Boris Albrecht. Comme il n’existe pas de législation spécifique, les professionnels estiment qu’on peut parler de thérapie seulement si la personne qui travaille avec les animaux est médecin ou infirmier, kiné, psychologue… A la fondation, nous utilisons le terme plus neutre de “médiation animale” pour désigner un projet dans lequel l’animal  familier ou domestique intervient dans un cadre éducatif, social ou thérapeutique.

Comment expliquer le succès actuel pour la médiation animale ?
La pratique existe depuis longtemps. Florence Nightingale, la pionnière des soins infirmiers, avait une tortue dans sa poche pour faciliter les relations avec le patient. La théorie est apparue dans les années 1960, avec le pédopsychiatre américain Boris Levinson et le vétérinaire français Ange Condoret. Le premier grand boom a eu lieu dans les années 1980 aux Etats-Unis, mais on avait alors tendance à considérer l’animal comme un médicament – ce qu’il n’est pas. Ce n’est que depuis les années 2000 qu’il est perçu comme une aide au patient.

Quels animaux pour quels publics ?
Les animaux domestiques essentiellement, surtout les chiens et les chevaux. Les chiens interviennent à 80 % dans les maisons de retraite, les chevaux auprès de jeunes polyhandicapés et autistes, mais aussi auprès de personnes en difficulté.

Comment expliquer l’effet produit par les animaux sur des personnes âgées démentes ou atteintes d’Alzheimer, qui ne réagissent à plus rien d’autre ?
Il n’existe pas encore d’explication scientifique. Dans les maisons de retraite, où la plupart des résidants ont vécu à la campagne, les animaux font appel à une mémoire profonde, ancestrale. Ce sont des “déclencheurs de souvenirs”… On dit souvent que les animaux ne jugent pas. Ce n’est pas vrai : ils peuvent refuser le contact. Mais ils ne s’appuient pas sur les mêmes critères – sociaux, moraux ou esthétiques – que nous. Et ils ne parlent pas.

source Magazine Paris Match Nº 3352  / site www.parismatch.com

Vous pouvez retrouver cette merveilleuse association ici http://www.les-chouettes-du-coeur.com/site/[/b][/b]
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MessageSujet: Re: Les animaux thérapeutes   Mar 27 Aoû - 18:30

Merci pour cet excellent sujet. Je suis convaincue que les animaux sont d'excellents thérapeutes et ce pour bien des maux.
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MessageSujet: Re: Les animaux thérapeutes   

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