CHATS DE MON COEUR

TOUT POUR LES AMOUREUX DES CHATS, DE LA PROTECTION ANIMALE A VOS HISTOIRES PERSONELLES ET TOUTES LES INFOS NECESSAIRES POUR TOUT SAVOIR SUR NOS AMIS FÉLINS AINSI QUE DES CHATS ET CHATONS À L'ADOPTION
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'Egypte, berceau de la domestication du chat.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Assoº Chats Libres
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 3406
Localisation : Région Parisienne
combien de chats avez vous? : 9
Date d'inscription : 16/04/2012

MessageSujet: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Lun 10 Sep - 8:24

L'ADN de chats momifiés datant de 300 ans avant J.-C. confirme qu'à cette époque le petit félin était déjà domestiqué.


L'Égypte ancienne est un pays clé dans l'histoire de la domestication du chat. Pendant longtemps, le petit félin a été perçu comme l'incarnation de la déesse Bastet, symbole de la fertilité et de la maternité. Il y a des millions de chats momifiés dans des sanctuaires et des tombes et tout indique que l'animal y avait été domestiqué très tôt. Ces résultats sont confirmés par la première analyse de l'ADN de trois momies datées de 600 à 300 ans avant J.-C. (Journal of Archaeological Science, octobre 2012).

En effet, plusieurs séquences génétiques caractéristiques sont proches de celles des chats domestiques actuels et distinctes des espèces de chats sauvages du Moyen-Orient et de l'Afrique.
«Ce n'est pas une surprise, mais il fallait faire le travail, reconnaît Jean-Denis Vigne, du Muséum de Paris. C'est la première fois que des chercheurs ont pu se procurer de l'ADN ancien de chats égyptiens.» En effet, l'Égypte, dont le patrimoine a été longtemps pillé, ne laisse plus sortir le moindre échantillon. Comme il n'y a pas encore sur place de laboratoire d'analyse d'ADN ancien, les chercheurs doivent se tourner vers les musées étrangers pour récupérer de la matière première sur les momies des collections. Celle-ci n'est pas toujours exploitable car les produits chimiques utilisés en Égypte pour la momification ont dégradé beaucoup d'ADN.

Jennifer Kurushima et son équipe de l'université de Californie ont tiré le bon numéro. Ils ont soigneusement écarté tout risque de contamination avec de l'ADN de chat contemporain. «Ce n'est pas gagné d'avance, relève Jean-Denis Vigne, car il y a des milliards de fragments d'ADN de chats qui se baladent partout.»

Sacrifiés comme offrande
Les trois chats momifiés ne sont pas très anciens. L'étude n'apporte donc pas d'éléments nouveaux sur l'origine de la domestication du chat en Égypte. On ne sait pas quand elle a débuté ni si ce pays en a été un des berceaux. Pour cela, il faudrait savoir si l'ADN des momies est proche de celui des chats sauvages du Moyen-Orient ou de ceux du bassin du Nil.
Selon le scénario dominant, en effet, la domestication du chat serait directement liée à l'agriculture, née au Moyen-Orient il y a près de 10.000 ans. L'animal aurait été domestiqué là-bas par les premiers agriculteurs pour ses qualités de prédateur contre les rongeurs (souris, rats, mulots) qui pullulaient dans les champs et les greniers. Cette hypothèse est étayée par la découverte à Chypre - une île où il n'y a pas de chat sauvage - d'un chat domestique daté de 8700 ans avant J.-C. L'espèce y aurait été importée du continent proche en même temps que l'agriculture.

Potentiellement, l'Égypte pourrait être aussi un foyer de domestication du chat. Non pas pour ses capacités de lutte contre les rongeurs mais pour son rôle dans le culte de Bastet. Auprès du sanctuaire de la déesse, les prêtres avaient installé de gigantesques élevages de chats. «Les animaux étaient sacrifiés comme offrande - tués d'un coup de bâton derrière la tête ou étranglés - afin de transmettre une requête», témoigne Cécile Callou, du Muséum, qui a effectué des fouilles à Saqqarah.
À défaut de disposer d'échantillons datant de plus de 5000 ans, la morphométrie géométrique de crânes de chats datant de ces époques reculées pourrait bientôt faire avancer les choses, estime Jean-Denis Vigne.

Article du Figaro 07/09/2012
Revenir en haut Aller en bas
Assoº Chats Libres
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 3406
Localisation : Région Parisienne
combien de chats avez vous? : 9
Date d'inscription : 16/04/2012

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Lun 10 Sep - 8:24

J'espère que cet article sera au bon endroit si pas le cas merci de le mettre dans la bonne rubrique.
Revenir en haut Aller en bas
CDMC
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 34683
Date d'inscription : 02/08/2008

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Lun 10 Sep - 10:19

parfait, il est au bon endroit... et j'adore. Suis très interessée par ce genre de reportages, je mets le lien dans mes favoris pour le lire dés que j'ai quelques minutes ... là , je repars bosser. Merci
Revenir en haut Aller en bas
kate
VIP
VIP
avatar

Nombre de messages : 3543
Localisation : Grece
combien de chats avez vous? : 3
Date d'inscription : 08/11/2011

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Lun 10 Sep - 11:25

tres interressant merci pour le partage
Revenir en haut Aller en bas
kate
VIP
VIP
avatar

Nombre de messages : 3543
Localisation : Grece
combien de chats avez vous? : 3
Date d'inscription : 08/11/2011

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Lun 10 Sep - 20:57

Pendant toute la période de l’Egypte ancienne, le chat a toujours été traité avec les plus grands égards. Il fut un animal incontournable ! Il était vu tantôt comme un protecteur, un fidèle compagnon, un partenaire de jeu ou tantôt comme une incarnation divine.
En Egyptien ancien, le mot chat se dit « miou » (translittération : mw)

Il faut aussi savoir que le chat est l’animal le plus représenté de toute l’Egypte : sur des peintures, par des statues ou encore des bijoux. Les plus puissants du pays se font figurer sur leur sépulture en compagnie de leur chat favori.

Le culte des chats frôle l'adoration voire même l'idôlatrie ; des cités leur étaient dédiées, des lois les protégeaient, ils avaient même un endroit sacré où les enterrer. Considéré comme un animal sacré et comme le symbole vivant de la déesse Bastet, il était interdit d'exporter les chats. Plus gravement, il était absolument interdit de les blesser et tuer volontairement un chat équivalait à la peine de mort. Hérodote aurait même rapporté qu'il était plus grave de tuer un chat qu'un être humain.

Lorsqu'un chat arrivait au terme de ses neufs vies, la famille possédant le chat entrait dans une grande période de deuil total. Traditionnellement, ils se rasaient les sourcils, signe de tristesse et de respect envers l'animal mort. La céromonie d'embaumement était certainement aussi importante que pour l'embaumement des humains : diverses drogues, huiles aromatives, épices. Le corps était ensuite enroulé dans diverses couches de lin de très bonne qualité (si la famille était riche, si elle était pauvre, on se contentait d'utiliser du lin de moindre qualité). Les couches de lin étaient disposés en motifs compliqués. Puis on plaçait sur la face un masque fait de papier-mâché ou de bois. Ce masque était ensuite recouvert d'autres couches de lin qui elles étaient peintes ou finement décorées avec de l'or. Le corps mommifié était finalement mis dans un sarcophage recouvert de bijoux. Pour accompagner le chat dans l'au-delà, on plaçait à ses côtés, de la nourriture, du lait et même des souris mommifiées. Pour les chatons, on utilisait des sarcophages de bronze.

Finalement, des funérailles complètes se déroulaient avec des rites sacrés. Le chat était soit enterré dans le tombeau familial, dans le cimetière local de la ville (où les rites de Bastet étaient religieusement suivis) ou dans la Nécropolis de Bubastis. Le nombre de chats mommifiés est évalué à plus d'un million.

Bubastis est sans aucun doute la ville la plus importante où un culte félin eut lieu. Un temple de granite rouge était érigé et à l'intérieur se trouvait une statue de Bastet assise sur son trône. À ses pieds, des prêtresses déposaient des fruits, du miel, de la viande et des huiles exotiques. Dans les murs du temple, un grand nombre de chats, tous parés de bijoux (colliers, boucles d'oreilles et boucles de nez) ronronnaient et étaient considérés aussi sacrés que la déesse elle-même. À Bubastis se trouvait également la Nécropole de Bastet, où des milliers et des milliers de sarcophages félins étaient enterrés.

À chaque printemps, plus d'un demi-million de gens se réunissaient à Bubastis pour célébrer le festival de Bastet. Aussi étonnant que cela puisse être, son festival était le plus célèbre et le plus connu de tous les festivals égyptiens! Les gens faisaient le pèlerinage en bâteau et venaient recevoir la bénédiction de la déesse puis allaient fêter dans les rues. C'était un festival de joie, de gaieté, on dansait et on chantait. À la Nécropole, un énorme rituel prenait part avec près de 100 000 chats mommifiés.

Revenir en haut Aller en bas
CDMC
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 34683
Date d'inscription : 02/08/2008

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Mar 11 Sep - 9:28

les amies, je me suis régalée, j'ai lu tout ceci hier au soir bien enfoncée dans mon canapé... et je me suis éclatée, j'adore tout cela... vraiment un grand merci. Bastet figure bien évidemment dans ma maison, elle est la gardienne du temple.

Revenir en haut Aller en bas
Assoº Chats Libres
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 3406
Localisation : Région Parisienne
combien de chats avez vous? : 9
Date d'inscription : 16/04/2012

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Mer 12 Sep - 8:29

Les 9 vies du chat, un théme interessant à creuser . Merci Kate pour ce reportage , vrai que l'Egypte est un des berceaux du chat sans parler de tous les mystères qui l'entourent.
Revenir en haut Aller en bas
kate
VIP
VIP
avatar

Nombre de messages : 3543
Localisation : Grece
combien de chats avez vous? : 3
Date d'inscription : 08/11/2011

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Mer 12 Sep - 18:51

Voici une video je pense que vous aimerez

Revenir en haut Aller en bas
CDMC
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 34683
Date d'inscription : 02/08/2008

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Jeu 13 Sep - 9:05

oups, je mets de coté car là, plus le temps mais je sens que je vais me régaler. Merci à tous pour votre participation à tous ces thémes plus qu'interessants. Je vais chercher de mon coté aussi...
Revenir en haut Aller en bas
Lilig
Apprenti
Apprenti


Nombre de messages : 99
Localisation : ile de France
Date d'inscription : 25/05/2016

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Dim 25 Juin - 14:43

Pour donner suite à cet article : une nouvelle publication du CNRS :-)


Le chat domestique actuel est un lointain descendant du chat sauvage présent au Proche-Orient au début du Néolithique. Des chercheurs de l’Institut Jacques-Monod retracent pour la première fois son parcours et montrent comment le félin a accompagné des populations d’agriculteurs depuis le Croissant fertile jusqu’à l’Europe.

Le chat a décidément la cote auprès des humains : avec près de 13 millions de chats domestiques en France, la population féline ne cesse d’augmenter et dépasse largement celle des chiens dans l’Hexagone. Mais combien de maîtres savent que leur ronronnant compagnon ne descend pas des chats sauvages européens (Felis silvestris silvestris), comme certains pourraient l’imaginer, mais vient d’horizons bien plus lointains : le Proche-Orient, berceau de l’agriculture dix millénaires avant notre ère ?
« Le chat s’est rapproché de l’homme pour des raisons évidentes d’intérêts convergents : il a été attiré dans les villages par l’afflux de rongeurs que les stocks de grains d’orge et de blé ne manquaient pas de provoquer », racontent Eva-Maria Geigl et Thierry Grange, chercheurs spécialistes de paléogénétique à l’Institut Jacques-Monod1, qui cosignent aujourd’hui dans Nature Ecology and Evolution (link is external)la première étude retraçant la trajectoire du chat depuis qu’il a été apprivoisé.

L’être humain lui-même n’y aurait trouvé que des avantages : non seulement il était débarrassé des rats, mais aussi des serpents et d’autres espèces venimeuses que Felis silvestris lybica, le chat sauvage d’une vaste zone allant de l’Afrique du Nord au sud de l’Anatolie, mettait également à son menu.

Le chat domestique ne descend pas du chat sauvage européen (Felis silvestris silvestris, à gauche), mais du chat sauvage moyen-oriental (Felis silvestris lybica, à droite), apprivoisé dès les débuts de l'agriculture.
Michel Rauch - Alain Mafart-Renodier / Biosphoto
Partager

L’homme agriculteur a très tôt adopté le félin. Un squelette de chat a été trouvé à Chypre dans une tombe d’enfant datant de 7 500 avant notre ère.

Les indices historiques et archéologiques accréditent depuis longtemps cette hypothèse du rapprochement, et plus si affinités, entre le chat et l’homme dès les débuts de l’agriculture. « Un squelette de chat a été trouvé à Chypre dans une tombe d’enfant datant de 7 500 avant notre ère, détaillent les deux chercheurs. Une tombe contenant exclusivement les ossements de plusieurs chats non apparentés a été mise au jour dans un cimetière égyptien remontant à 4 500 ans environ avant notre ère. Après l’avoir déifié et en avoir fait un auxiliaire de Râ, le dieu du soleil, l’iconographie égyptienne fait figurer le félin dans des scènes de chasse dès le deuxième millénaire avant notre ère, puis on le voit apparaître dans la maison, sous la chaise de l’homme ou de la femme, parfois même équipé d’un collier. »

Autant de signes qui semblent attester que l’homme a très tôt adopté le félin. Les études de génome conduites sur des chats modernes – chats domestiques (Felis catus), chats sauvages européens (Felis silvestris silvestris) et moyen-orientaux (Felis silvestris lybica) – confirmaient de leur côté la proximité génétique entre le chat domestique actuel et lybica. Mais quel était le scénario de la diffusion du chat ? Le mystère restait entier.

230 individus anciens analysés

Une lacune que l’étude qui paraît aujourd’hui comble enfin, grâce à une vaste étude de paléogénétique menée sur plus de 230 individus anciens, sur une période s’échelonnant entre 10 000 ans avant le présent et la première moitié du XXe siècle. « On a des spécimens de chats européens vieux de 9 000 ans, des chats des Balkans remontant à 6 000 ans, des individus d’Anatolie compris entre 6 000 ans avant le présent et la fin de l’Empire ottoman… », énumèrent Eva-Maria Geigl et Thierry Grange, qui ont également analysé des dizaines de chats momifiés en Égypte à l’époque ptolémaïque (du IIIe au Ier siècle avant notre ère).
« Mais seules six de ces momies ont donné des résultats. L’ADN des autres était trop fortement dégradé du fait des mauvaises conditions de conservation dans ces régions chaudes et arides. »

L’iconographie égyptienne fait figurer le chat dans des scènes de chasse dès le deuxième millénaire avant notre ère.


Plus précisément, les chercheurs se sont focalisés sur l’ADN mitochondrial des individus (à la différence de l’ADN nucléaire qui se trouve dans le noyau de la cellule, l’ADN mitochondrial code pour les protéines et les ARN spécifiques au fonctionnement des mitochondries, ces éléments de la cellule responsables de la production énergétique cellulaire). « Le gros avantage de ce marqueur génétique est qu’il est transmis exclusivement par la mère et permet de tracer la lignée maternelle, expliquent conjointement Eva-Maria Geigl et Thierry Grange. C’est donc un excellent indicateur de suivi des populations. »
Deux vagues de domestication

Leurs résultats sont sans appel : c’est bien lybica qui est l’ancêtre des chats domestiques actuels. Mais à leur grande surprise, ce n’est pas une, mais deux vagues de domestication que les chercheurs ont pu mettre au jour : « La première vague arrive au moment de la néolithisation de l’Europe, il y a 5 000-6 000 ans. On voit se généraliser à tout le continent la signature génétique de la variante anatolienne de lybica. » Le chat a-t-il suivi les populations d’agriculteurs originaires du Croissant fertile, ou est-ce les humains qui l’ont emmené avec eux ? « Difficile à dire, répondent les chercheurs. Les deux, très probablement ! »

La deuxième vague de domestication démarre à partir de l’Antiquité classique, quand un formidable engouement naît pour le chat égyptien, la variante locale de Lybica.

La deuxième vague lui succède à partir de l’Antiquité classique : « On voit naître un formidable engouement pour le chat égyptien, la variante locale de Lybica, que l’historien grec Hérodote (V e siècle avant notre ère) a d’ailleurs mentionné dans ses écrits », soulignent les chercheurs. La mode du chat égyptien gagne rapidement le monde grec et romain, et bien au-delà, puisqu’on le retrouve jusque dans les ports vikings de la Baltique, entre 500 et 800 de notre ère !

Sa diffusion emprunte notamment les voies maritimes, de commerce mais aussi de guerre. « On sait par exemple que les navires de guerre romains embarquaient des chats afin de lutter contre les rongeurs qui détruisaient leurs réserves et leurs équipements. » Mais toutes les modes passent… Après un pic au début de l’Empire ottoman, on voit ensuite régresser la signature génétique du chat égyptien dans la population de chats domestiques, au profit de sa variante anatolienne.

Les chercheurs ont notamment analysé des dizaines de chats momifiés en Égypte à l’époque ptolémaïque – du IIIe au Ier siècle avant notre ère.
Cat mummy / De Agostini Picture Library / G. Dagli Orti / Bridgeman Images
Partager

Si les généticiens ont pu écrire le scénario de la diffusion du chat, il leur est plus difficile d’affirmer avec certitude le moment où la domestication s’est réellement opérée. « Contrairement à d’autres espèces qui ont été profondément modifiées par les êtres humains – le chien par exemple –, le chat domestique reste génétiquement assez proche du chat sauvage », notent Eva-Maria Geigl et Thierry Grange. C’est que les services qu’il a rendus aux humains – au premier rang desquels l’éloignement des rongeurs – ne demandaient pas de pression de sélection particulière…

Le pelage du chat sauvage est tigré. Les taches du chat domestique sont apparues entre 500 et 1 300 de notre ère.

Les chercheurs se sont néanmoins penchés sur l’un des rares marqueurs génétiques de la domestication chez le chat : la couleur du pelage. « Le gène qui code pour les taches, ou marbrures, n’existe que chez le chat domestique, le pelage du chat sauvage étant, lui, exclusivement tigré. » Surprise : les taches apparaissent entre 500 et 1 300 de notre ère, et deviennent plus fréquentes après 1 300 aussi bien dans l’Empire ottoman qu’en Europe. « C’est très tardif par rapport à d’autres espèces. Mais si c’est une preuve irréfutable de sélection exercée par l’homme, cela ne marque en rien le début du compagnonnage du chat et de l’être humain, qui est bien plus ancien. »

Et les chercheurs d’ajouter, dans un sourire : « D’ailleurs, est-ce qu’on peut vraiment parler de domestication du chat, encore aujourd’hui ? » La boutade n’en est pas seulement une : il arrive régulièrement que des chats domestiques redeviennent sauvages… On retrouve ainsi d’infimes traces de lybica dans le génome du chat sauvage européen actuel. Sacrés félins.


https://lejournal.cnrs.fr/articles/comment-le-chat-a-conquis-le-monde

et l'article d'origine avec la carte de répartition :
http://www.nature.com/articles/s41559-017-0139
Revenir en haut Aller en bas
CDMC
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 34683
Date d'inscription : 02/08/2008

MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   Lun 26 Juin - 11:05

Merci bp pour ces nouvelles infos
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'Egypte, berceau de la domestication du chat.   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'Egypte, berceau de la domestication du chat.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CHATS DE MON COEUR :: INFOS ET PARTAGES :: Documentation-
Sauter vers: