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 LE CALICIVIRUS

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CDMC
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MessageSujet: LE CALICIVIRUS   Mer 31 Juil - 18:40

Les calicivirus félins sont des agents pathogènes particuliers à plus d'un titre. Ils présentent une capacité de mutation qui conduit à des souches différentes et donc à des formes cliniques variées.
Ils constituent l'une des étiologies possibles du syndrome coryza du chat, mais peuvent également provoquer des pneumonies, des arthrites, des atteintes neurologiques, des avortements et une forme virulente systémique mortelle. Ils sont aussi incriminés en tant que co-facteur dans l'étiologie de la gingivo-stomatite chronique.

Il existe un statut de porteur asymptomatique, après une forme clinique ou non, qui entretient leur persistance, en particulier dans les collectivités. En l'absence de traitement spécifique, la thérapie repose sur l'utilisation d'antibiotiques luttant contre les surinfections et sur l'administration d'anti-inflammatoires pour améliorer le confort du malade. Il s'agit de l'une des valences principales dans les programmes de vaccination destinés aux chats.


Le calicivirus félin a été identifié précocement dans le syndrome coryza du chat, en même temps que l'herpès virus. La vaccination est disponible depuis plusieurs dizaines d'années mais la prévalence de l'infection par les calicivirus reste élevée. Cette particularité est maintenant bien comprise, du fait de la nature même de ces virus.




A température ambiante, le calicivirus peut résister plus d'une semaine dans le milieu extérieur, surtout si ce dernier est humide.

Epidémiologie

Malgré l'isolement possible de souches proches chez le chien, le chat doit être considéré comme le réservoir du calicivirus félin. Ce rôle de réservoir est favorisé par la fréquence élevée de portage chronique (cf. Pathogénie), y compris chez les animaux vaccinés.

Le virus est principalement excrété par la salive et les sécrétions nasales et oculaires. Les urines et les féces peuvent aussi être contaminantes.

Le mode de transmission classique du calicivirus est un contact direct, de nez à nez. Cependant, comme le virus peut persister dans l'environnement, une transmission indirecte est possible par l'intermédiaire des locaux, du matériel (gamelles...) et des personnes manipulant les animaux.

Pathogénie

La période d'incubation est variable et semble dépendre des souches de calicivirus. Elle est en général de 3 à 4 jours mais peut atteindre 15 jours.

Après contamination oro-nasale, une première réplication virale a lieu au niveau de l'épithélium des amygdales, de l'oropharynx et du tractus respiratoire supérieur. Une virémie transitoire est ensuite observée. Les sites secondaires de réplication sont constitués essentiellement par les cellules épithéliales de la conjonctive, de la langue, du palais et des muqueuses nasales, mais le virus peut être aussi isolé dans des tissus variés (poumons, reins, articulations, cervelet... ). Les lésions épithéliales (vésicules, ulcères) sont liées à son action nécrotique.

Selon la souche virale, l'infection peut demeurer inapparente ou provoquer une maladie plus ou moins grave.

Après infection, les chats peuvent excréter le virus pendant 4 à 10 semaines. Une partie d'entre eux (15-20%) deviennent porteurs asymptomatiques, le virus continuant à se multiplier dans l'épithélium des amygdales. Ces porteurs chroniques peuvent excréter le virus durant toute leur vie. Les mécanismes permettant au virus de se maintenir dans l'organisme à long terme, bien que méconnus, semblent liés au degré élevé de variations antigéniques et à une action de sélection sur les régions immuno-dominantes de la protéine de capside.

L'infection endémique d'une colonie de chats peut ainsi favoriser la diversité antigénique et même parfois l'émergence de nouvelles souches plus agressives.



Signes cliniques



L'infection peut être inapparente ou induire divers syndromes d'évolution aiguë ou chronique. La maladie est plus grave chez les chatons.

Syndrome coryza

Le calicivirus félin est incriminé dans au moins 40% des cas de coryza. Dans sa forme aiguë, la maladie débute par une hyperthermie éventuellement associée à une anorexie et de l'abattement. L'inflammation des voies respiratoires supérieures muco-purulent. Des ulcérations glossopharyngées (associées à un ptyalisme) et nasales, de même qu'une gingivite, peuvent compléter le tableau clinique. Certains chatons peuvent enfin présenter une diarrhée.

Les lésions cicatrisent habituellement en une quinzaine de jours.

Pneumonie

Certaines souches hypervirulentes peuvent provoquer une pneumonie aiguë évoluant en pneumonie interstitielle proliférative, souvent mortelle.

Boiterie

Le calicivirus peut être isolé du liquide articulaire chez des chatons souffrant d'arthrite à la suite d'une infection aiguë.

Gingivo-stomatite chronique

Une gingivo-stomatite chronique caractérisée par le développement de lésions prolifératives de type ulcéreux est fréquemment associée à l'infection persistante des animaux. Il semblerait que le calicivirus ne soit pas seul responsable mais il est néanmoins isolé dans plus de 90% de ces cas.
Parmi les éléments favorisants sont aussi citées les affections du système immunitaire, comme par exemple les infections concomitantes par le virus leucémogène félin ou celui de l'immunodéficience féline. Bartonella henselae, l'agent de la maladie des griffes du chat, pourrait aussi avoir sa part de responsabilité. Des anomalies systémiques, comme de l'urémie ou du diabète sucré peuvent également être associées.

La douleur intense empêche le chat de s'alimenter et de se toiletter correctement. Il sera donc amaigri, avec un pelage sale, de l'halitose et parfois des saignements buccaux spontanés. Les ulcères sont essentiellement localisés aux arcs palatoglosses. De la gingivite, des résorptions et de la mobilité dentaires sont également observées.

Syndrome virulent systémique

Décrit pour la première fois en Californie et identifié également en Grande-Bretagne, ce syndrome est associé à l'infection des chats par des mutants hypervirulents du calicivirus félin. La maladie est très contagieuse et la mortalité élevée. D'évolution aiguë, elle se caractérise par une fièvre importante, un cedème de la face et des

les animaux. extrémités des pattes, un ictère, et parfois un syndrome hémorragique. Ces manifestations sont associées ou non aux symptômes classiques de la calicivirose.

Autres formes

Le calicivirus félin a été incriminé sporadiquement dans des cas de gastroentérite chronique, d'encéphalite et d'avortement.

Lésions

Les lésions sont directement liées aux formes cliniques observées. Dans la grande majorité (coryza), il s'agit d'ulcères dans la cavité buccale, sur la langue et le palais, qui peuvent saigner spontanémént.


Dernière édition par Isa le Mer 31 Juil - 18:42, édité 1 fois
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CDMC
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Mer 31 Juil - 18:41

Diagnostic Clinique

Seules les formes de coryza associées à des ulcères buccaux sont assez caractéristiques de l'infection par le calicivirus félin. Les autres formes nécessitent un recours au diagnostic expérimental.

Il n'y a pas pour l'instant de kit de diagnostic rapide pour la calicivirose féline.

Dans le cas du complexe gingivite-stomatite chronique félin, la radiographie permet de mettre en évidence la lyse osseuse et dentaire.

Diagnostic de laboratoire

La sérologie (immunofluorescence indirecte, séroneutralisation) ne permet pas de différencier les anticorps vaccinaux des anticorps post-infectieux. De plus, une sérologie unique positive chez un chat non vacciné témoigne d'une exposition au calicivirus sans permettre de la lier aux symptômes observés. Seule une étude cinétique, portant sur 2 sérums prélevés à 15-20 jours d'intervalle, le premier étant prélevé 7-10 jours après l'apparition des signes cliniques, aura un réel intérêt diagnostique la présence du calicivirus chez l'animal malade. Il est préférable d'utiliser une cytobrosse pour effectuer un prélèvement sur les lésions, en particulier au niveau oro-pharyngé ou conjonctival. L'utilisation d'écouvillons est à déconseiller car ils ne permettent pas toujours de prélever suffisamment de matériel (ce qui conduirait à une analyse faussement négative). Le virus est détectable dès 24 heures après l'infection et peut persister plus d'un mois.

II est souvent nécessaire d'anesthésier les chats pour pouvoir faire correctement les prélèvements.

L'interprétation de la PCR doit être envisagée avec circonspection dans le cadre d'un dépistage. En effet, la réplication virale chez les chats porteurs sains ne conduit pas nécessairement à la présence d'une quantité de matériel génétique suffisante pour être détectable. Par ailleurs, la détection d'une souche de calicivirus ne préjuge pas de sa pathogénicité (il peut s'agir d'une souche faiblement pathogène, voire d'une souche vaccinale).

Enfin, la mise en évidence d'un calicivirus lors d'une gingivo-stomatite chronique ne doit pas faire oublier l'aspect multifactoriel de ce syndrome. II est indispensable d'effectuer une recherche systématique de FIV et/ou FeLV chez ces chats.

Traitement



Vu la contagiosité des calicivirus, tout chat présentant des signes cliniques évocateurs doit impérativement être isolé.

La radiographie permet d'évaluer le degré de résorption osseuse et dentaire dans le cadre du complexe gingivite-stomatite chronique félin. Les exérèses dentaires font partie du traitement de routine de cette affection. Elles doivent être réalisées avec minutie afin de ne pas laisser en place les racines.

Lorsque les symptômes sont graves, en particulier chez le chaton, la priorité est donnée aux soins intensifs. Ils visent à réhydrater et alimenter l'animal, parfois après la mise en place d'une sonde naso-gastrique. Les aliments proposés doivent être appétents et faciles à avaler (privilégier les aliments liquides hyperprotéiques tels que le a/d ND ou le Fortol ND).

L'antibiothérapie destinée à limiter les surinfections bactériennes peut faire appel à l'ampicilline chez le chaton, aux tétracyclines, à la clindamycine ou à la combinais amoxicilline -acide clavulanique chez l'adulte. Les inhalations en cage d'aérosolthérapie (ou plus simplement en mettant le panier du chat dans un grand sac) sont bénéfiques. Les mélanges associent en général un antibiotique (gentamicine ou kanamycine), un mucolytique (acétyl cystéine), un bronchodilatateur (théophylline) et un corticoïde.

Si des traitements par voie générale sont administrés, il faut privilégier la voie injectable. A défaut, l'utilisation de formes liquides est préférable aux comprimés ou gélules.

II est très important de prendre en compte la douleur subie par les chats atteints. L'utilisation de corticoïdes est controversée car elle peut aggraver le déficit immunitaire du chat. Ils semblent cependant contrôler mieux ce type de douleur que les anti-inflammatoires.

Les antiviraux sont décevants. Les données sur l'utilisation de linterferon ne permettent pas de conclure , à lheure actuelle, sur son utilité dans ce contexte.

Prévention

Mesures hygiéniques

L'infection chronique par le calicivirus félin est enzootique dans de nombreuses collectivités félines (refuges... ).

Eviter la contamination d'une colonie indemne implique une quarantaine associée à un contrôle strict des chats qui y sont introduits.

Il est conseillé de procéder à des prélèvements oropharyngés réguliers (2 fois par semaine pendant toute la quarantaine de 3-4 semaines) à l'aide de cytobrosses. Un test PCR positif justifie un isolement temporaire ; 2 tests positifs à 1 mois d'intervalle peuvent justifier l'éviction ou un isolement permanent. Dans tous les cas, aucun contact (direct ou indirect) ne doit être autorisé entre cet individu et les chatons âgés de moins de 3 mois. Les chattes gestantes doivent être isolées du reste de la collectivité 3-4 semaines avant la date du terme.

La désinfection, après nettoyage, peut faire appel à des solutions d'hypochlorite de sodium (eau de javel).

Vaccination

La vaccination contre la calicivirose féline est réalisable à l'aide de vaccins à virus inactivés ou à virus attenués, les deux disposant damm. peut être utile pour prévenir la maladie aiguë ou réduire les signes cliniques, elle n'empêche ni l'infection des chats, ni l'excrétion virale, ni l'installation d'une infection chronique. Certaines souches vaccinales atténuées, en particulier lorsqu'elles sont administrées par voie locale, peuvent provoquer des symptômes locaux modérés et certaines publications font état de l'infection chronique de colonies félines par des variants mineurs dérivant d'une souche vaccinale vivante utilisée sur les animaux quelques mois auparavant.

Des échecs vaccinaux peuvent être consécutifs à l'infection des chats par un variant éloigné d'un point de vue antigénique de la souche vaccinale utilisée. Des cas de syndrome virulents systémique dus à la souche hypervirulente FCV-Ari ont d'ailleurs été observés sur des animaux vaccinés. Ces données soulignent donc l'importance de la mise à jour régulière des souches vaccinales, et il a même été démontré que l'association de 2 souches complémentaires sur un plan antigénique pouvait permettre d'augmenter l'efficacité d'un vaccin.

La valence calicivirus fait partie des 3 valences recommandées dans les protocoles de vaccination féline, quelle que soit l'épidémiologie, et qui sont la calicivirose, l'herpès virose et la panleucopénie.

Par -Pierre GANIERE* et Marianne FONTAINE**

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Michel Ange
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Jeu 1 Aoû - 9:52

Bien présenté, je confirme pour surtout isoler les chats malades. Mon Matéo était fiv positif, sur ce plan , pas d'isolation car pas utile si les chats s'entendent bien et sont castrés. Mais un jour Matéo a chopé le calci et la descente aux enfers à commencer. 2 mois après de lourds traitements, son fiv s'est déclaré, c'était la fin, il avait tellement maigri. J'ai fait la grosse erreur de le laisser avec Lulu et Charline, et Charline est tombée malade elle aussi. Il a fallu 3 mois pour la sortir de là, c'était un calci récalcitrant mais elle, j'ai pu la sauver.
Alors surtout, isolez vos chats malades et donnez leurs tous les soins nécessaires car cela les fait terriblement souffrir, mais sachez que vous pouvez les sauver. Matéo n'a pu l'être parce que son fiv malheureusement s'est déclaré en même temps. Stress, amaigrissement d'ou perte d'énergie? on ne sait pas.

En tout cas tout est dit ici, dés que votre chat réchigne à manger, surtout n'hésitez-pas et consultez votre vétérinaire car plus tôt cette saleté de maladie est prise en charge et plus tôt vous mettez toutes les chances de moins de souffrance pour votre animal.
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Pierre&Brigitte
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Mar 12 Juil - 16:25

Témoignage de Suricate 94, membre du forum (témoignage reçu par mail ):

GENGIVO STOMATITES CHRONIQUES CALICIVIRUS HERPES & co. L'enfer et un combat quotidien pour nos amis à quattre pattes.

Certains se souviennent de ma petite Lili. Sa bouche n'était qu'une plaie. La quasi totalité des traitements ont été testés. Homéopathie, Interféron, Antibio, Anti inflammatoires... Bref, seule l'injection de corticoïdes chaque mois arrivait à l'a soulager. À la fin, l'injection durait seulement une dizaine de jours... Traitement non sans effets indésirables, on le sait tous ...

Aujourd'hui j'aimerai vous faire part de mon énième expérience à travers Faenza. Il y a 1mois, elle commence à avoir des difficultés pour s'alimenter.. Douleurs à la déglutition, je crains une fois de plus le pire, on file chez mon vétérinaire. Verdict, calici ou autre, peu importe... le fond de la cavité buccale à vif, (elle n'a plus de dents donc les gencives correctes), evidemment qu'elle doit souffrir le martyr !
De là ... Que faire, que mettre en place... Mon véto n'est pas pour repartir de suite sur les injections de corticoïdes... Avec tous les effets indésirables qu'ils entrainent... Il me parle d'un nouveau traitement, le Cyclavance, un immuno modulateur. Il n'a pas encore de recul puisqu'il vient de mettre en place le protocole très recemment sur un autre chat. Je reste sceptique, avec la chance que j'ai, le traitement ne marchera pas sur Faenza..
La dose à donner est minime pour ces 3.7kgs. 0.1ml matin et soir.
Au fil des jours, ma puce mange correctement, aucun mouvement de tête qui pourrait montrer une douleurs à la déglutition comme avant. Bon. Rendez vous pris chez mon vétérinaire ce jour soit 1mois après le début du traitement.

Résultat spéctaculaire ! Sa cavité buccale est très belle, comme neuve oui oui, on regrette ne pas avoir pris des photos avant/après pour faire des retours ! Le traitement mis en place sur l'autre chat n'a pas donné un si beau résultat mais il est quand même bien soulagé et il n'a pas eu d'injections depuis 2mois !
Alors certes, ce traitement peut ne pas marcher sur certains chats... Mais ça vaut le coup d'essayer !

Quant à Faenza, on continue le traitement matin et soir durant 15jours, après on passera à 1jour sur 2. Puis 1/3 etc. Jusqu à arrêt complet du traitement. Je n'exclue pas une rechute ensuite ni pendant ... Mais pour le moment, c'est le TOP !!

Je sais à quel point il est difficile de soigner et soulager nos poilus face à ces maladies ... On se sent vraiment démunis. Donc j'espère vous apporter un petit plus à travers cette expérience
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framboisine
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Mar 9 Aoû - 21:22

Bonsoir, je viens vous apporter un peu de mon expérience avec mon chat qui est atteint de cette maladie.
Je suis arrivée à le soigner en lui donnant à lécher et en lui en mettant sur son poil (il va se lécher)
du gel d'aloé véra à boire (feuilles entières), il faut du gel à boire et non du JUS !
Donnez lui en une bonne cuillère à soupe par jour et vous verrez de vous même la guérison en moins de 2 jours.
Je le soigne aussi de cette façon pour son asthme et d'ailleurs il ne m'a pas refait de crise depuis plusieurs mois..L'aloé véra est un produit naturel quasi miraculeux, il est anti-inflammatoire naturel
et bien plus encore !
Le gel d'aloë  contient 99% d'eau , des sucres ( glucomannanes et acémannanes) des acides aminés, des enzymes, des acides gras, des stérols, de l'acide salicylique.
Il possède des propriétés des propriétés à la fois anti-inflammatoires et immuno stimulantes;
Il permet une bonne cicatrisation des plaies. Il a en plus des capacités antivirales et anti tumorales.
Les glucomannanes ont un pouvoir hydratant, adoucissant et protecteur pour les téguments.
Les acémannanes accélèrent la cicatrisation des plaies, sont anti-inflammatoires et immuno stimulants avec pour corollaire des capacités anti tumorales (anticancéreuses) et antivirales.

   D’après le Dr Richard Holland, de la faculté de médecine vétérinaire de l'université du Minnesota : «L'Aloe vera constitue un des traitements aux propriétés les plus universelles qu'il m'ait été donné de rencontrer».  
Indications chez les animaux :

1)-par la voie locale  dans les affections cutanées :


Le gel d’Aloë aide à la cicatrisation des plaies, des brulures…, en raison de ses propriétés coagulantes, analgésiques, anti-infectieuses et anti-inflammatoires…
Ma consoeur et amie le Dr Céline Gastinel-Moussour  conseille de l'utiliser sous forme d'émulsion en association avec de l'huile de Macadamia  qui possède des propriétés apaisantes ( bien secouer le flacon avant l'emploi !).
Elle préconise cette émulsion pour " traiter les peaux desséchées des chiens qui se grattent depuis longtemps ....Le mieux est de le faire après la douche quand la peau est encore humide."
Une autre indication, non négligeable est la protection de la peau dans les traitements de radiothérapie, notamment dans celui  du fibrosarcome félin.

D’après ma consœur , le Dr Céline Gastinel, vétérinaire, l’Aloès absorbé aurait  aussi  une action positive sur la peau  en agissant sur la flore intestinale qui boosterait l’immunité. Il aurait alors des propriétés de pré- biotique .

2)-par la voie interne :

Il faut utiliser un produit d ‘excellente qualité, très pur, bio de préférence et sans conservateur.
Le chat aime en général son goût et le prend facilement à la seringue.

-Chats et chiens :

-C’est un bon régulateur du transit.; peut être donné en cas de « bouchons de poil «  chez le chat. , en cas de fécalomes.  A éviter cependant en cas de diarrhée.
-Il améliore l’état de la peau et des poils et peut être associé aux traitements des otites.
- Il a aussi des propriétés stimulantes de l’immunité:
Des confrères utilisent le gel comme complément thérapeutique dans les maladies virales du chat : leucoses et calciviroses et notamment en association avec l’extrait de pépins de pamplemousse, des probiotiques...
D'après mon consoeur Céline Moussour- Gastinel: "  per os,il stabilise  bien le fonctionnement digestif et face à une radiothérapie..."

A noter :

L'Aloë vera est présent dans le complément nutritionnel  ENDOSTIM (ND) du  laboratoire vétérinaire Demeter et est associé à de l'EPP, de l'huile Chimère, du Silicium organique et des probiotiques. C'est excellent produit. Cependant, il est parfois difficile à administrer à certains chats, peu coopératifs !
Selon ce laboratoire, ce produit permet de traiter toutes les affections qui touchent le système immunitaire depuis les infections jusqu'aux allergies.

Correspondance avec ma consoeur le Dr Céline Moussour-Gastinel  :

"Le gel d'aloe vera est vraiment l'ami du chat. Je le trouve très positif en cas d'insuffisance rénale chronique. Je ne suis pas convaincue qu'il est une action spécifique sur le rein. Quoi que ?
Les sucres qu'il contient en particulier les acemannanes sont anti-inflammatoires  en tout cas, ce qui est intéressant pour limiter la destruction des néphrons... Il y a aussi une action positive sur l'intestin. Or, il est fréquent que l'urée provoque des troubles intestinaux graves"..
Pour ma part j'utilise un gel d'aloe vera buvable, avec le moins de stabilisants possible.
L'association gel d'aloe vera ( 1 ml par jour)+ spiruline ( 1 ml de spirulysat par jour) donne de bons effets sur la qualité de vie.
Je préconise aussi l'association lespedeza capitata ( reins et foie)+ spiruline ( anti-oxydant, flore, foie) + desmodium adscendens ( régule le foie, donc soulage le rein) + la spiruline qui a vraiment des effets très très positifs ( chats, chiens, NAC)" .

Voilà un petit résumé qui vient du site Arnaud Véto
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framboisine
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Mar 9 Aoû - 21:25

PS : Attention le Gel d'aloé véra se conserve plusieurs mois entamé au réfrigérateur et non à température ambiante !
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Mer 10 Aoû - 16:19

Merci pour ce témoignage Framboisine, nous le rappelerons à tous les intervenants ayant souci avec leurs loulous, il semble que l'aloé véra soit relativement un très bon remède pour les chats, mais comme dit sur autre post, bien se renseigner pour la dose à donner selon le poids du chat.
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   Mer 29 Mar - 17:39

Merci pour ce post sur le calicivirus, qui est vraiment très bien expliqué.

Pour le gel d'aloé véra, Framboisine indique qu'elle a soigné son chat avec ce produit, qu'elle a appliqué sur le poil à raison de 2 cuillerées à soupe par jour, mais elle n'a pas indiqué combien de jours il fallait faire cette application ? pouvez-vous me renseigner ? merci
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MessageSujet: Re: LE CALICIVIRUS   

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